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Parler pour ne rien dire.
Posted by Adrienne Z. in Eternelle insatisfaite on 11 décembre 2009
L’idée n’est pas de faire du joli, du bien, du vrai, ou autre. L’idée est de faire ce que l’on a envie de faire au gré du vent, de la vie et des autres. Quoiqu’on en dise nous sommes tous des gros égoïstes de base. Discourir, parler toujours et encore ne sert à rien. Il faut agir, vivre, vivre c’est déjà agir. Il ne faut pas haïr car cela interférerait la réalité des choses, il faut accepter la vie et les conséquences de celle-ci. Il faut vivre, vivre à en mourir. L’amour est une chose particulière, un état d’ âme se vivant à deux, il faut toujours persévérer, se redécouvrir, aimer et détester et re aimer. La vie est à l’image de l’amour, vivante, passionnée, merveilleuse et douloureuse, réelle et irréelle à la fois. C’est un mélange de contradictions. Il faut profiter et aimer comme on le peut. Ainsi vivre c’est sourire, mais aussi souffrir. Il faut persévérer, lorsque l’on a quelquechose dans la tête et dans le cœur il faut foncer, tenter, persévérer. La vie et tout ce que cela amène n’est pas un dû, il faut agir.
Nous aurons tous notre heure de gloire un jour.
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La nuit me paraît si claire à cette heure.
Posted by Adrienne Z. in Eternelle insatisfaite on 23 novembre 2009

Les mots sont pesants. Oppressants parfois. J’ai tant de mal à les aligner, j’ use tellement d’impressions que parfois je ne ressens plus le ressenti du mot, l’empathie et la compréhension. Ma propre compréhension du monde, de ce qui m’entoure et de ce qui me fait écrire. Il me semble que c’est cela le plus difficile lorsque l’on veut écrire: c’est d’accepter d’être parfois incapable d’écrire ou de décrire. C’est assez frustrant. Mais ça l’est moins lorsque l’on accepte cet état d’impuissance. Impuissance tant face au monde que face aux mots.
C’est comme ce qui se passe autour de nous. Souvent on se dit » C’est la vie », u plutôt les anciens nous disent » tu comprendras plus tard »… Des frustrations on en vit tous les jours, et ce depuis que nous sommes en âge de le comprendre. Le but de la vie serait-il donc d’accepter l’inacceptable ?
J’ai envie de croire qu’il y a une part de destin, de chose inévitable, autant que d’une part de responsabilité de nous même. Bien sûr il y en a, c’est certain, toutefois on dirait qu’on est pas seuls face à notre destin. On ne peut jamais réellement choisir. Il y a toujours le côté raisonnable, le côté logique, le côté inévitable, entre de nombreux autres « côtés ».
Nos vies sont si semblables finalement. L’enfance, bien qu’elle diffère en pratique et en système social ou familial, on y vit les mêmes grandes lignes: l’école nous forme, l’école fait partie de notre patrimoine culturel commun. Puis le collège. L’adolescence, les souffrances que l’on endurent, les difficultés que cela comporte tant au niveau social que familial. Ce qui en découle alors est du ressort du contexte familial et social et de la maturité de chacun à percevoir, comprendre et accepter ce qui arrive.
Pour ma part les évènements se bousculent. Déjà l’an dernier elle avait énormément changé, mais cela s’accentue tellement que parfois c’en est insupportable. La vie est parfois insupportable. Mais tellement belle à la fois. Il y a un facteur chance qui entre en jeu, et moi j’ai misé sur le facteur culot aussi. J’en ai besoin, comme d’une force qui me pousse. Vu que je ne suis pas vraiment chanceuse. La vie ressemble un peu à un jeu d’échecs: on déplace ses pions, on manipule sa vie, on décide des choix à faire. Comme des déplacements en forme de combats. Sauf que le but dans mon mode de vie n’est pas de « manger des pions adverses ». Je ne joue pas avec l’adversité, au sens d’écraser les autres, au contraire. Je préfère les aider, partager les vécus…
La fille sur le quai.
Posted by Adrienne Z. in Eternelle insatisfaite on 23 novembre 2009
Crois en toi qu’ils lui disent.
La fille sur le quai voit les gens qui passent, descendre de leurs trains, et elle tombe sur le rail. Le train lui roule dessus, mais elle est tellement insignifiante qu’il ne la tue pas, ne l’écrase même pas, elle passe au travers. Voilà, elle le traverse, comme elle traverse la vie, les rues. Elle voit les gens qui sont à l’intérieur et elle entre dans leur corps, elle ressent leurs sentiments, leurs sensations, leurs peurs, leurs joies, leurs espoirs et leurs bonheurs. Et paf, aussitôt elle ressort d’ eux. Cela ne dure qu’ une fraction de seconde à peine. Mais elle a déjà pu sentir. Tout retenir, et garder ce goût amer sur les lèvres, au coin du coeur, et la larme à l’oeil. Elle est vidée, ou remplie, mais remplie des autres. Elle se perd. Et là le train repart. Elle reste seule sur le rail. Toute seule. Les gens sur les quais la regardent et l’observent parfois d un oeil, savancent et reculent d’elle. Vite, vite, et pour certains moin vite. Certains lui sautent dessus en croyant voir quelquechose d’extraordinaire et re-paf: ils s’éloignent tout aussi vite qu’ils étaient venus par curiosité. Et d’autres s’ accrochent, pour eux-même, pour se hisser plus vite. C’est tout. Mais au fond, elle reste sur son rail. Au fond, bien au fond, bien tassée sur la voie ferrée.

« La manière la plus profonde de sentir quelque chose est d’en souffrir » – dixit Flau’(bert)
Posted by Adrienne Z. in Eternelle insatisfaite on 23 novembre 2009
Il y a quelque chose d’incroyablement beau dans la douleur, dans le fait de souffrir. Non dans la souffrance physique mais morale. La moment où la personne craque, le moment où toutes les larmes giclent et s’ acheminent aux yeux comme un torrent d’ émotions, est d’une rareté déconcertante. Parfois les larmes sont incompréhensibles, lancées et créées par des sentiments si profonds que le but originel en est affecté et que la cause de ces larmes devient mystique. Il y a des douleurs qui restent enfouies sous des tonnes d’éléments qui permettent le refoulement: la patience, l’espoir, les amis, les autres, l’Autre, la routine, et la famille surtout. On refuse la routine et pourtant en temps malheureux c’est la seule qui nous permet de nous diriger, de garder le cap. Comme des repères disséminés au quotidien de notre mal-être. J’ai du mal à trouver les mots pour m’expliquer, à m’explorer et à me rendre compte de ma vraie douleur, de mes vraies souffrances. Est-ce un quotidien si aléatoire et vide qui me trouble autant, ou est-ce la vision d’un avenir et le fait de ne pas être capable de le maîtriser, de tout gérer qui me pulvérise ? Non que je ne veuille pas tout gérer, mais plutôt que ma condition humaine m’empêche et m’ ôte tout espoir de contrôler les éléments face à moi.






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