Archive for category Eternelle insatisfaite

« La manière la plus profonde de sentir quelque chose est d’en souffrir » – dixit Flau’(bert)

Il y a quelque chose d’incroyablement beau dans la douleur, dans le fait de souffrir. Non dans la souffrance physique mais morale. La moment où la personne craque, le moment où toutes les larmes giclent et s’ acheminent aux yeux comme un torrent d’ émotions, est d’une rareté déconcertante. Parfois les larmes sont incompréhensibles, lancées et créées par des sentiments si profonds que le but originel en est affecté et que la cause de ces larmes devient mystique. Il y a des douleurs qui restent enfouies sous des tonnes d’éléments qui permettent le refoulement: la patience, l’espoir, les amis, les autres, l’Autre, la routine, et la famille surtout. On refuse la routine et pourtant en temps malheureux c’est la seule qui nous permet de nous diriger, de garder le cap. Comme des repères disséminés au quotidien de notre mal-être. J’ai du mal à trouver les mots pour m’expliquer, à m’explorer et à me rendre compte de ma vraie douleur, de mes vraies souffrances. Est-ce un quotidien si aléatoire et vide qui me trouble autant, ou est-ce la vision d’un avenir et le fait de ne pas être capable de le maîtriser, de tout gérer qui me pulvérise ? Non que je ne veuille pas tout gérer, mais plutôt que ma condition humaine m’empêche et m’ ôte tout espoir de contrôler les éléments face à moi.

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A l’amour comme à la vie.

[ A l'amour comme à la vie. ]
A l’amour comme à la vie. J’aime cette phrase. Je ne sais pas vraiment ce qu’elle pourrait signifier, ou plutôt comment je devrais la comprendre, la ressentir. Si déjà moi-même je devrais la ressentir pour la comprendre. Moi ou quelqu’un d’autre. J’aimerais savoir en fait ce que les gens pourraient y comprendre. A cette phrase comme à d’autres. A d’autres phrases, à d’autres choses. Situations, moments, ressentis, expériences. Parfois j’aimerais m’immiscer dans la tête des gens. Non comme une vulgaire voyeuse voulant connaître les pensées vicieuses et autres de chacun. Non, non, non, mais plutôt comme spectatrice discrète du mode de fonctionnement de l’être, de l’inconscient et du conscient de chacun. Voir comment telle personne réagit face à cela, voir comment l’Humain même fonctionne: face à telle situation, telle émotion se déclenche, suite à quoi il y a telle impulsion, tel ressenti, et telle réaction qui ressort. Réaction étant ou non en phase avec le ressenti. Connaître ainsi la face cachée de l’humain, ce qu’il ne veut pas montrer, la part d’ombre. Ainsi que les doutes, les espoirs, les sentiments. ET ressentir tout cela, mais sans s’y perdre, juste les traverser, mais sans les conserver, juste histoire de comprendre. De pénétrer, de partager, et de ressortir, sans faire un bruit. Sans laisser de trace. L’Humain me passionne. J’aurais aimé être psychanalyste. Photographe. Écrivain. Je pense que pour ces trois métiers il faut mettre en avant la capacité de compréhension d’autrui, le capter, le pénétrer, l’investir, et surtout, avant tout même: le comprendre, et le lui le faire savoir. Il faut le connaitre mieux qu’il ne se connait lui-même. Il pourrait y avoir là un jeu de manipulation, mais mon but à moi n’est pas là. Le mien est de le comprendre, le lui le faire savoir et l’aider à évoluer, en plaçant des mots sur des choses qui lui étaient ineffables, inexprimables, innommables. Moi je n’aime pas ces choses impossibles: innommables, ineffables, enfin ces mots qui commencent par le préfixe « in- ». J’ai cette envie de l’éclaireur. Comprendre pour mieux informer. Pour mieux aider. Pour mieux communiquer. Et ainsi expliquer, et permettre à d’autres de faire perdurer ces actes. Ce don de compréhension. J’ai envie d’être à l’écoute. Voilà je voudrais être un éclaireur. Quelqu’un sur qui l’on peut compter, un point stable, fixe, sûr. Fiable. Je souhaite la fiabilité. A croire que l’incapacité d’autrui envers cette fiabilité me fait peur. Je suis une névrosée. A quoi bon s’en faire on l’est tous finalement. Mais quand même. Je suis une névrosée. Je veux éclairer, moi l’incapable chronique. La paradoxale, je dirais même LA paradoxale. Ce blog est ma thérapie. Lol. Non en fait voilà, j’aime écrire, faire partager. J’aime chercher à comprendre et à identifier, le tout et le n’importe quoi, et à exposer tout cela. Sans forcément de demi-mesure, de synthétisation ou même d’organisation. Lisez, comprenez si vous le pouvez. Et vivez. Profitons-en bon sang ! =)
Je devrais me coucher plus tôt.
Ma névrose nait lors de mes nuits.

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La corde raide.

dree_eye

J’ai des rêves ineffables, ineffables par leur irréalisme, par leur extravagance et par le fait que je ne sois pas sûre d’y parvenir, autant par la volonté que par les capacités qu’il faut avoir. C’est étrange de se croire à côté de sa vie, marcher parallèle à soi, à côté de soi, ou comment dire, avoir l’impression de ne jamais être à sa place. Se sentir loin de tout, loin de soi, loin des autres, loin de ses choix. Ou encore vivre par intermittence, perdre patience et vouloir tout lancer et jeter autour de soi.


J’aimerais craquer, parfois je me sens au bord du gouffre, le mal-être dans l’ estomac, l’envie de vomir qui arrive et le sentiment de ne rien contrôler. C’est dingue comme je peux être consciente de parfois perdre pied et d’avoir peur de ne plus réussir à me contrôler et de me laisser envahir par cette vague d’angoisse qui brûle en moi. Comme voir l’ombre arriver et perdre l’équilibre sur ce fil tendu avec d’un côté la raison et de l’autre le vide, la dépression… On est tous sur la corde raide. Nos vies deviennent difficiles. Entre des éléments tellement réels et difficiles qui nous pourrissent la vie et déchiquetant nos idéaux: inflation des prix, travail manquant, élitisme au niveau des études et des compétences, chances qui s’estompent de plus en plus, besoin de pistons, besoin d’argent pour les études, manque de bourses, peur de louper, peur de se tromper dans les études. Et on ne parle même pas des aléas de la vie comme: les accidents quotidiens, les sentiments quels qu’ils soient: amour, amitié, jalousie, famille, autres… La vie, aussi dure qu’elle est en réalité.
On a deux manières de la percevoir: soit on l’affronte de plein fouet en se lançant à corps perdus dans tout ce qu’elle nous envoie en pleine face en acceptant le fait que parfois on ne contrôle absolument rien, soit se cacher, se voiler la face, perdre toute humanité et tout espoir et se laisser languir, comateux, et se laisser porter tant par le système que par la vie sans réagir, sans même espérer. Parfois j’oscille entre ces deux systèmes. Avant j’adhérais totalement au premier, celui qui consiste à tout prendre de plein fouet sans avoir peur. Car avant je parvenais à toujours tout contrôler dans ma vie, sauf les sentiments, mais tout de même, j’avais l’emprise sur ma vie, sur ce que je pouvais devenir. Mais là, parfois je me demande quel est le vrai enjeu, quelle est la vraie raison de notre présence, et s’il y a une réelle raison à cela. Je me demande aussi ce que je veux faire de la vie qui m’est offerte, ce que je sohhaite en tirer, ce que j’espère démontrer et marquer de ma main. Mais il y a des questions qui restent en suspens, qui restent au dessus du vide et d’autres qui s’écrasent et explosent en tombant.


Nous sommes tous des
funambules. Après soit nous l’acceptons, soit nous le changeons.

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